La nostalgie s'emparant de moi, je me projetais de longues années auparavant: ce que je vis me brisa. Je me rappelais cet enfant au sourire permanent, aux pharaoniques espoirs sur la vie, Du temps où mon c½ur, encore entier, croyait que l'amour et l'amitié venaient à bout de tout. Où est-donc allé mourir ce minot éternellement optimiste, prêchant la joie de vivre, l'espoir de lendemains chaque jour plus beaux, ne voyant dans le ciel qu'anges et colombes, et non démons et hideuses chimères? Plus j'avance dans ma vie, plus je réalise ce que j'y ai perdu. La vie ne donne que ce qu'elle est sûre de pouvoir reprendre. Il fut un temps où je croyais que mon c½ur ne se briserait jamais réellement, que je sortirai intact de toutes les épreuves qui se présenteraient à moi. Mon existence actuelle ne fait que cruellement me rappeler à quel point je me trompais. On est toujours plus proches de la Mort qu'on ne le pense.
"L'amour est une vague
Qui se brise tout le temps
L'amour est une blague
Que personne ne comprend
Une partie de bras de fer, de poker menteur
Une comédie légère,
Sauf qu'à la fin tu pleures.
Tous ces panneaux de sens interdit,
De sens interdit
Me barrent la route vers le paradis,
Vers le paradis
Je voudrais fermer les yeux
Et me jeter en arrière
Croire en l'amour et en Dieu
Et me tourner vers la lumière
Vers la lumière
Je vis en pointillé,
J'avance à reculons
Un peu éparpillée,
Un peu à l'abandon
C'est l'été dans mon c½ur,
L'hiver dans mes veines
Il y a des rires dans mes pleurs
Et de l'or dans mes chaines. "