I guess I need you Baby...

Comme ses prédécesseurs, ce blog prend racine sur des cendres, les ruines d'une histoire, d'un pan de vie béant, douloureux, incisif... Changer de peau, se perdre, ne jamais être retrouvé... Devant l'insignifiance de notre existence, rien ne devrait être si facile que la disparition... Et pourtant...



# Posté le lundi 13 avril 2009 19:08

Modifié le dimanche 03 mai 2009 23:48

Mister Alex

 Mister Alex
Parce qu'une personne comme ça mérite bien un article rien qu'à lui le jour de son anniversaire... Parce que malgré tout ce qu'on a traversé, tantôt main dans la main, tantôt l'un contre l'autre, amours, ennemis, et désormais amis, je crois en cette amitié qui nous lie. Parce que j'y tiens à ce bout de mec, malgré les réveils en mode emmerdeur entre autres =) Dix-neuf ans de magie, voilà ce que représente ce jour.



# Posté le jeudi 16 avril 2009 08:54

Modifié le samedi 25 avril 2009 13:15

Si nous partions éclairer devant avec une chance de rester vivants...

Et me voilà replongé dans ce brouillard familier, cette douce pénombre aux griffes acérées, cette épitaphe dont l'intitulé s'inscrit inlassablement de la même manière... J'aime cette épine dans mon coeur, je l'aime autant qu'elle me torture, me "désâme", me consume... Il est des instants qui n'appartiennent décidément plus à l'espace-temps, ces moments où Chronos lui-même s'incline pour permettre à la flamme de mieux nous brûler... Cette douleur... Cette part de moi, cette Ombre...Sera-t-elle mon Avenir ou le couperet assassinant ce dernier?

Mon état actuel relevant de la catatonie sensorielle des plus totales, je réitérais sur internet une question qui me traversa l'esprit quelques années plus tôt : comment se suicider efficacement? Ou plus exactement, quelle était la méthode qui présentait le moins de risque d'échec? Le résultat m'affligea. Aux personnes en détresse possédant la même interrogation que moi, tous s'évertuaient à répondre par des tentatives de dissuasion, toutes plus démagogiques les unes que les autres. Ma question est donc la suivante : y'a-t-il encore une place dans ce monde pour les gens qui prennent la décision de ne plus vivre? De quel droit qualifierait-on cela de lâcheté, de fuite insensée? A-t-on idée du gigantesque courage de cet acte? Qui sont ces gens pour prétendre pouvoir se mettre dans l'esprit d'autrui? Venir au monde ne relevant pas du choix, en quoi serait-il illégitime de vouloir choisir l'heure et la manière de tirer le rideau sur sa vie? Evidemment que je comprends la douleur des proches du suicidé, mais qui dit que ce dernier, s'il n'avait commis l'irréparable, ne serait pas mort le lendemain écrasé par un chauffard? Puisque la finalité est la même pour tous, à quoi bon ce désir humain mais pourtant si absurde de vouloir gagner du temps sur quelque chose que l'on sait pertinemment ne pas pouvoir vaincre? De quel droit interdirait-on le droit le plus fondamental que l'on puisse avoir, la liberté individuelle la plus démesurée qui nous soit donnée, couper le fil, quitter ce monde qui n'est pas fait pour nous? Qui peut savoir, s'il ne ressent pas cette détresse, la libération que représente l'idée de ne plus avoir aussi mal? Ceux-là ont-ils la moindre idée de l'insupportable torture que cela représente, cet insupportable mal que l'on sait incurable? L'idée d'impermanence, de temps compté, de mort, m'est insoutenable. Mais si cela doit être une alternative à ce qui me ronge, je sais maintenant que je n'hésiterai plus. Lorsque je n'aurai plus rien à vivre qui ne me fasse pas mal, lorsque, debout sur un point de non-retour, nulle échappatoire ne se profilera à l'horizon, je saurai quelle porte emprunter. Et peu importe si cette dernière se referme à jamais derrière moi.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 16:05

Modifié le lundi 04 mai 2009 08:03